Conclusions de la COP21


Il y a peu nous avions publié un article présentant les enjeux de la COP21 et son rapport avec le chauffage au bois. Cette conférence vient de se terminer et je vous propose d'en faire un rapide bilan.

Afin d'éviter d'en faire un portrait idyllique, nous mettrons en parallèle les principaux progrés accomplis et les progrès encore attendus (qui cachent parfois des critiques acerbes issues des militants d'une révolution verte).

Commençons par un constat simple : 195 pays ont réussi à se mettre d'accord sur un accord ambitieux (il était disponible ici) fixant un objectif de limitation des émissions de gaz a effet de serre ('GES') permettant de rester en dessous d'une hausse des températures de 2 voire 1.5°C.

Et la partie était loin d'être gagnée (avec des américains peu enclins à se contraindre, des pays producteurs de pétrole peu préssés de tuer leur poule aux oeufs d'or etc.) !

Cela signifie qu'il faudra baisser les emissions de 'GES' (principalement de CO2) de 40% à 70% d’ici à 2050 par rapport à nos rejets actuels.
 

Pour calmer les euphories passagères, les critiques de cet accord pointent du doigt le fait :

- que les engagements pris ne permettront de faire que  50% du chemin avec une hausse contenue de 3°C. Il faudra donc aller plus loin et c'est d'ailleurs pourquoi les états se sont engagés à se réunir tous les 5 ans afin de redéfinir les progrés et objectifs.

- qu'il n'y pas d'objectifs chiffrés, pas de sanction en cas de non respect, pas de méthodologie de calcul précise et que l'accord n'entrera en vigueur qu'en 2020 après les pics d'émission.
Là encore, on comprend que rien n'est joué et il faudra que les populations (ou les catastrophes environnementales) continuent de mettre la pression sur leurs dirigeants.

- que les pays développés n'assument pas pleinement leur responsabilité historique face au changement climatique. Plus facile en effet de parler d'intentions que de sortir le porte monnaie. Mais on se rapproche du plancher de 100 milliards $ de financement tout de même.


Quels impacts ?

Les conséquences directes de cet accord devraient concerner :
- l'aide aux pays en voie de développement
- la recherche d'une plus grande efficacité énergétique (dans les pays développés surtout)
- le développement des énergies renouvelables même si la part des énergies fossiles dans l'énergie primaire, (qui ne sont pas clairement visées par l'accord pour ne pas heurter certains pays), devrait passer de 81%  à 75% selon les estimations. De bonne augure pour le maintien des dispositifs d'aides au chauffage au bois.

 

Prochaînes étapes ?


Pour enter en vigueur en 2020, l’accord de Paris devra être signé par les pays aux Nations Unies à New York à partir du vingt deux avril 2016.
En 2018 seulement, viendra le temps du bilan des avancées.

Comme le dit Samantha Smith, Directrice du programme global Climat et Energie du WWF, "nous vivons aujourd’hui un moment historique. Nous assistons à l’amorce d’une transition générale vers les énergies renouvelables".

C'est une amorce historique, mais ce n'est qu'une amorce.

 






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