Conseils de L’INERIS qui mesure les risques de se chauffer au bois


 
 
L’institut National de l’Environnement industriel et des RISques (INERIS) travaille régulièrement à la demande de l’ADEME, à la mesure des émissions polluantes des appareils de chauffage au bois. Rencontre avec Serge COLLET, de la direction des risques chroniques qui travaille depuis plusieurs années sur la caractérisation de la pollution liée à la combustion de la biomasse et au chauffage domestique au bois.
 
 
Pouvez-vous nous présenter l’INERIS ?
 
L’Ineris est un établissement public à caractère industriel et commercial, expert de la maîtrise des risques liés à l’activité industrielle ou économique. L’Institut capitalise plus de 70 ans de savoir-faire technique et de compétences scientifiques dans les domaines des risques accidentels, chroniques et du sol et du sous-sol.

En combinant recherche, essais, formation et certification, il éclaire les décisions publiques et accompagne les entreprises pour réduire les risques dès la conception de nouveaux procédés ou technologies.
 
 
Quel était l’objectif de la dernière étude publiée en 2018 sur les tests des appareils de chauffage au bois ?
 
Depuis 2001, nous avons mené une dizaine d’études sur la thématique du chauffage domestique au bois avec des objectifs très différents tels que :
- la caractérisation des émissions de polluants à l’atmosphère,
- les transformations physico-chimiques des polluants après rejet dans l’atmosphère
- ou encore la connaissance et l’amélioration des performances énergétiques et environnementales des appareils.

En 2018, une synthèse de ces travaux a été rédigée.

 
 
Comment avez-vous été financé pour réaliser cette étude et quels sont les objectifs concernant la publication de cette étude vis à vis du grand public et des professionnels ?
 
Les travaux que nous menons sur ce thème sont souvent financés par l’ADEME. La synthèse rédigée en 2018 s’intègre dans le cadre de notre mission d’appui à notre ministère de tutelle, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire.

Notre objectif premier est de faire partager nos connaissances et enseignements, utiles à tous les acteurs de la filière y compris les utilisateurs finaux.
 
 
Quelles conclusions tirez-vous quant aux mesures des émissions polluantes ?
 
Les émissions polluantes des appareils de chauffage domestique au bois évoluent fortement en fonction d’un certain nombre de paramètres tels que notamment :
• le combustible : les émissions augmentent avec l’humidité du bois par exemple,
• l’allure de fonctionnement de l’appareil : les émissions sont plus élevées  à allure réduite,
• la phase de combustion (allumage, combustion vive, extinction) : l’allumage, surtout quand le foyer est froid, est la période la plus émissive du cycle de combustion. 
 
Elles sont donc très dépendantes des conditions d’usage des appareils.
 
 
Quelles recommandations pouvez-vous faire ?
 
Pour bien fonctionner (et émettre peu de polluants), un appareil doit être bien conçu (peu émissif, facile à utiliser et robuste dans le temps), bien dimensionné en terme de puissance (pour juste couvrir les besoins en chauffage du logement) et bien utilisé.

Les fabricants, les installateurs et les utilisateurs ont tous un rôle important à jouer pour réduire les émissions de polluants.
 
Améliorer les performances des appareils dans des conditions réelles ou proches des conditions d’usage est le prochain défi des fabricants d’appareils.

Pour cela, la prise en compte lors des tests normatifs, de l’allure réduite, particulièrement émissive mais aussi particulièrement utilisée par les particuliers en fonctionnement « nuit », en intersaison, ou dès que le besoin en chauffage est moindre, est indispensable à l’avenir pour améliorer la qualité de l’air.

Le surdimensionnement de l’appareil en termes de puissance de chauffe est très gênant car cela conduit l’utilisateur à faire fonctionner son appareil, pendant parfois plus de 20 ans, à allure réduite la grande majorité du temps. L’installateur, joue donc un rôle primordial auprès de son client, en le conseillant sur la puissance de chauffe nécessaire à son logement et en le formant à la bonne marche de son nouvel appareil.
 
Les utilisateurs ne sont pas toujours conscients du rôle qu’ils jouent en matière d’émissions de polluants à l’atmosphère ni de l’impact qu’ils peuvent avoir sur la qualité de l’air intérieure de leur logement.

L’utilisation d’un bois sec (18 à 24 mois de séchage minimum), la mise en place d’une charge adaptée au volume du foyer (en évitant de couvrir les arrivées d’air secondaire par exemple), un allumage des bûches par le haut et non par le bas (combustion plus progressive et beaucoup moins émissive), une répartition d’air adéquate (selon les préconisations de la notice d’emploi) et un entretien régulier de l’appareil (ramonage, changement des joints usés, voire des pièces déformées sous l’effet des contraintes thermiques) sont autant de conseils à prodiguer aux utilisateurs qui peuvent agir pour améliorer la qualité de la combustion, propice à une augmentation du rendement et à une réduction des émissions polluantes.

L’absence d’encrassement de la vitre est généralement un bon indicateur de la qualité de la combustion !
 
 
 





2019-05-07 23:19:57
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