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L’avis d'Aymeric de Galembert sur la chute des ventes d'appareils en 2020



L’avis d'Aymeric de Galembert, Président de Seguin Duteriez, co-Président de la Commission chauffage au bois domestique du S.E.R. sur les chiffres de l'étude ObservER 2020.

A noter : Cet article est une copie de l'article que nous avons publié dans le magazine papier PROGETTO FUOCO France qui a été distribué à 3000 professionnels par l'organisateur du salon Progetto Fuoco.
 

- Moins de 320 000 appareils vendus en 2020 : êtes-vous en phase avec ces chiffres ObservER ? 


L'année 2020 est une photographie évidemment très impactée par les mesures prises dans le cadre du contexte sanitaire, notamment au 1er semestre. La très forte baisse d'activité en France sur les mois de mars à mai n'a pas épargné le chauffage au bois.

La fin d'année a été plus favorable, et le 2eme confinement a permis de constater un meilleur équilibre dans la gestion du maintien de l'activité économique. La fin d'année a donc été plus favorable, mais sans rattraper totalement le retard. 

 


- Il y a bien sûr la pandémie de Covid-19 et des hivers doux à répétition, mais à quelles raisons peut-être plus structurelles, attribuez-vous aussi cette baisse des ventes ? 


Je ne pense pas qu'il y ait un côté structurel à la baisse des ventes constatée. Tout d'abord elle a été, comme je le disais, très concentrée sur les périodes de ralentissement général. Ensuite, la meilleure tendance constatée en fin d'année s'est significativement accélérée sur le début de l'année 2021, dont on peut escompter que la tendance sera favorable pour le chauffage au bois, pas seulement par rapport à une année 2020 faible mais même par rapport à l'activité moyenne des années précédentes. 


A l'inverse il serait là aussi prématuré de parler de hausse structurelle ; je pense qu'il s'agit surtout de rattrapage (chantiers non faits en 2020), et d'une tendance conjoncturellement favorable à la rénovation de l'habitat sur ce début d'année. 


Ma conviction reste que notre métier a un avenir exigeant mais prometteur. Exigeant car les niveaux de performance induits par les normes sur les appareils vont aller croissant, vers des installations toujours plus vertueuses. Prometteur car le bois énergie a clairement une place à jouer dans le mix énergétique à l'heure où les priorités qui se dessinent pour notre pays dans les années qui viennent tournent autour de l'autonomie, la souveraineté, la décarbonation et la redynamisation des territoires, des enjeux sur lesquels notre filière dispose d'atouts considérables. 

 


- Que souhaiteriez-vous que les pouvoirs publics mettent en œuvre pour  relancer le marché français ? 


Bien sûr, les aides au renouvellement des appareils et l’extension des fonds Air Bois pourraient aider. Notre filière a surtout besoin de simplification et de reconnaissance. 

Prenons l'exemple des enjeux de particules fines dans les agglomérations : la filière peut clairement participer à l'accélération de l'amélioration de la qualité de l'air, par le remplacement des appareils anciens, la fermeture des foyers fermés et une pédagogie accrue envers les utilisateurs. Dans le discours, il faut cependant toujours bien distinguer le chauffage au bois performant (la réalité de la filière aujourd'hui) de l'ensemble du parc existant, et éviter les raccourcis stigmatisants qui peuvent nuire à ces efforts. 

Le discours est exigeant et constructif avec les autorités, j'ai donc bon espoir que nous puissions construire un avenir responsable et solide pour notre filière.

 

 

 





2021-06-09 00:33:16
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COMMENTAIRE(S) :

Cyril (44) le 09/06 :

Pour plus de details sur les chiffres de cette étude voir, notre précédent article :
https://www.poelesabois.com/infos/actu/observer2020.php

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