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Quelle puissance pour mon poêle ?


De la puissance, oui mais avec modération


Méfions-nous des phrases toutes faite du genre, « mon poêle chauffe toute la maison… »
 
Qu’est-ce que cela veut dire « chauffer toute la maison » :
-  22° constant dans chaque pièce ?
- Ou 26° au salon, là ou est installé l’appareil, et 14° dans la chambre au fond du couloir ?
 
A chacun de définir son niveau de confort…
 
Le poêle  est un très bon moyen de chauffage, économique, lorsqu’il est bien dimensionné (puissance adaptée) et que son utilisation est parfaitement maitrisée.
 
Il est très important, pour ne pas être déçu par la suite, de ne pas surestimer les capacités de chauffage de votre futur appareil.
 
N’oublions pas que notre poêle est installé généralement dans la pièce à vivre, et nous n’aurons pas la même efficacité de répartition de chaleur s’il est installé dans un coin du séjour, relativement isolé du reste de l’habitation et desservi par un couloir, ou s’il est installé en position centrale dans un vaste séjour ouvert en mezzanine, avec les chambres à l’étage.
 
Bien évidement la localisation, la déperdition de la maison, plus généralement la date de construction, les travaux éventuels d’isolation, de ventilation, sont à prendre en compte.
 
Il est donc primordial de bien définir les attentes auxquelles devra répondre l'appareil
 
C’est  le point le plus important, et le plus délicat à traiter.
 
Les valeurs de surfaces, ou volumes chauffés annoncés par les fabricants sont à prendre en considération avec une grande précaution. L’intérêt étant plus souvent de pouvoir faire des comparaisons entre les produits.
 


Un fonctionnement à puissance normale ou "nominale"

 

Sachez pour finir, qu’un appareil fonctionnera de façon optimum que s’il est utilisé dans les conditions pour lesquelles il a été conçu.

En clair, il doit fonctionner à son allure nominale, c’est  à dire à la puissance pour laquelle il est annoncé. Cette puissance est exprimée en kilowatts (KW).
Un poêle à bois est principalement un appareil qui chauffe par rayonnement, et il rayonne dans la pièce, ou le volume, dans lequel il est installé.
(Nous traitons des systèmes de distributions de chaleur ici)
 
 Il est primordial de choisir sa puissance en fonction de ce volume, et non pas du volume total de l’habitation.
Ce n’est pas un chauffage central avec des radiateurs dans chaque pièce…
 
Petite comparaison : imaginez un poêle de 10 KW dans une pièce, et posez-vous la question, :
est-ce que j’installerais 10 radiateurs électriques d’1 KW chacun dans cette même pièce ?
Evidement, non, bien que la puissance totale soit identique.
Donc méfions-nous du surdimensionnement.
 
Il est important de choisir la puissance de votre poêle en fonction du volume à chauffer de telle sorte que vous puissiez l’utiliser dans sa plage optimale, qui correspond  à sa puissance nominale.
 
En clair : La puissance doit être adaptée au volume à chauffer !
 
 

Comment définir cette puissance ?

 
La méthode scientifique, la plus précise :

1) Définir le volume à chauffer en fonction de la configuration du logement et de la position de l’appareil dans ce volume (c’est le plus délicat…)
2) Définir les déperditions de l’habitation. (isolation toiture, murs, fenêtres, plancher, ventilation…)
3) Prendre en compte la position géographique, l’altitude de l’habitation, pour définir la température extérieure la plus basse. (données Météo France)
4) Ensuite une méthode de calcul permet de définir la puissance de l’appareil pour qu’il soit capable de maintenir environ 20° les jours où il fait le plus froid à l’extérieur.

 
Nous avons mis en place un outil en ligne gratuit qui prend en compte ces élements :
Testez notre simulateur gratuit  !
mais attention à bien renseigner la surface à chauffer par l’appareil)
 

 


Une approche plus simple :


1) Toujours définir le volume à chauffer en fonction de la configuration du logement et de la position de l’appareil dans ce volume (c’est le plus délicat…)
2) Toujours définir la déperdition, mais cette fois-ci, en fonction de l’âge de l’habitation, avec comme repère :
Pour une maison d’avant les années 2000, on estime à 100W/m2
Dans les années 2000, environ 75 W/m2
Dans les années 2005, environ 60 W/m2
Et en 2012, BBC, environ 40 W/m2
 
Tenir compte également des améliorations en termes d’isolation.
 
Cette méthode permet de dégrossir la puissance nécessaire, en se basant sur des habitations conventionnelles respectant les réglementations en vigueurs de l’époque.

 

Conclusions

 
Au risque de le répéter,  ce qu’il faut retenir, pour être pleinement satisfait du fonctionnement de son appareil, c’est de parfaitement considérer le volume, ou la surface, que cet appareil devra chauffer.

Les retours d’expériences montrent malheureusement que beaucoup trop souvent les appareils installés sont surdimensionnés.
 
Les conséquences de ce surdimensionnement sont que l’utilisateur fait fonctionner son appareil sur de trop longues périodes en allure trop réduite, ce qui encrasse l’appareil et le conduit de fumée, avec des risques aussi bien pour la sécurité, que pour l’environnement.

 
 
 


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